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Studio Antoine Photographe
 Studio Antoine Photographe

Le Cadrage

Représenter l'espace et la profondeur

 

 

Une photo est plane mais il est possible d'y représenter la troisième dimension en jouant sur le positionnement des plans les uns par rapport aux autres, en utilisant le fait que plus un objet diminue de taille plus il parait éloigné et en utilisant l'effet de perspective géométrique.

 

 

Les plans disponibles: profondeur

- L'avant-plan, net ou flou, très proche
- Le premier plan, toujours net, à mi-distance, contient le sujet principal
- L'arrière-plan, suggéré ou flou, se situe à distance et donne un fond à l'image
- Les plans lointains ou l'infini, ferment le sommet de l'image

La perspective géométrique :

Effet optique qui fait apparaître à notre regard les lignes parallèles ou convergentes vers un
point de fuite plus ou moins éloigné.
L'emplacement du point de fuite sur ou en dehors de l'image peut indiquer la perspective:

- au centre: perspective naturelle
- en haut: effet de contre-plongée (prise de vue de bas en haut)
- en bas: effet de plongée (prise de vue de haut en bas)

Cadrage:

D'une façon générale, une image paraît mieux équilibrée, plus stable si elle est placée
en largeur car ce cadrage correspond à une vision humaine.
En effet nos yeux balayent l’espace de gauche à droite, d’où cette impression…

Cadrage horizontal

On appelle le cadrage horizontal, le format « paysage ».
 Il est vrai qu’il convient tout à fait à la prise de vue d’une scène générale
(paysage, groupe de personne…)toutes les actions qui se déroulent sur la largeur

Cadrage vertical

L’œil est moins habitué aux compositions verticales car il doit balayer la photo
de haut en bas. De plus, une impression d’optique nous fait croire qu’une photo
cadrée verticalement est plus grande qu’une photo prise horizontalement
(plus précisément que les deux extrémités sont plus éloignées sur la photographie
verticale !).
Du coup, l’œil humain accorde moins d’importance aux éléments
se situant tout en haut ou tout en bas de l’image.
On appelle le cadrage vertical, le format « portrait »
En effet, il convient particulièrement aux prises de vue
de portraits ou de sujets se déroulant dans la hauteur.

Le format de votre prise de vue va donc avoir une réelle incidence sur la signification que vous allez donner à vos photos. Voici un petit résumé :

Carré : Ce format est assez monotone et ne convient qu’à peu de sujets…
Rectangulaire : Le format classique rectangulaire comporte des lignes fortes
         qui dynamisent la photo.
Horizontal : un cadrage horizontal donne une impression de calme,
         de profondeur et de distance.
Vertical : un cadrage vertical donne une impression d'action et de proximité.
         De plus, un cadrage vertical est plus chaleureux qu’un cadrage horizontal.
Avec les téléphones c'est naturellement que l'on utilise le format "Portrait"


Composition dans un carré en général plutôt banal

Les lignes fortes d'un cadrage rectangulaire dynamisent l'image

Le cadrage horizontal (long)donne une impression de calme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cadrage vertical est plus chaleureux que le cadrage horizontal

Le Point de vue

Le photographe choisi une position par rapport au sujet, cette position est porteuse de sens.
On l’appelle le point de vue. Le photographe indique ainsi son rapport avec le sujet.
Il faut donc choisir le point de vue le plus adapté pour retranscrire les sentiments
que le sujet nous a inspiré.
Si le point de vue est rapproché, le photographe exprime une certaine intimité
avec le sujet alors que s’il s’éloigne, on va ressentir une certaine distance.
On parle surtout de point de vue selon la position plus ou moins en hauteur par rapport au sujet.

Il y a donc trois possibilités :

Le point de vue varie également  selon le type de focale que l’on va utiliser
Une focale courte (grand angle) va amplifier considérablement la profondeur
de champ (et les déformations)
alors qu’une focale longue (téléobjectif) va écraser les perspectives et la profondeur.

C'est la position normale, le photographe est à la même hauteur que le sujet.
A hauteur d'oeil, le sujet n'est pas déformé

Plongée

Dans cette position, le photographe se situe plus haut que le sujet à photographier,
il oriente donc l’appareil photo vers le bas (d’où le terme plongée…).
Un tel cadrage donne une certaine impression de solitude et de détresse.
Le photographe domine en quelque sorte le sujet.
Ce point de vue va écraser les perspectives et déformer les éléments.
La plongée donne plus d’importance aux lignes en accentuant les surfaces
horizontales.

La plongée rapetisse le sujet, le déforme
Attention à ne pas se mettre en plongée lorsque l’on photographie un enfant par exemple, il est préférable de s’accroupir pour se mettre à hauteur d’œil.

Contre plongée

La contre plongée agrandi le sujet, le déforme

En contre plongée, le photographe est plus bas que son sujet, il oriente l’appareil
vers le haut. Un tel cadrage donne une certaine impression de puissance et de
domination du sujet. Ce point de vue va accentuer les perspectives et réduire les
plans horizontaux.
Le sujet est mis en valeur (l’arrière plan a encore moins d’importance)
mais il est, là aussi, déformé.
En effet, les éléments proche de l’objectif semblent beaucoup plus importants
que leur taille réelle.

La taille des plans :

Basée sur le découpage de la silhouette humaine
On utilise plus souvent cette notion de plan dans
le langage filmique mais il convient également
à la photographie pour identifier les différents
types de cadrage.

Le plan général

Le sujet n'est pas mis en valeur

Le plan général consiste à prendre le sujet dans son environnement général.
Le sujet est donc vu avec un certain recul puisqu’il est intégré à ce grand espace.
C’est le plan idéal pour insister sur l’étendue de l’endroit photographié et sur la
forte relation entre le sujet et le lieu où il se trouve.
Une grande profondeur de champ est préférable !

Le plan d’ensemble

Le sujet et son environnement sont aussi importants l'un que l'autre

Le plan d’ensemble est un cadrage plus resserré que le plan général.
Le sujet occupe une plus grande partie de l’image, il est devenu identifiable
mais sa relation avec son environnement reste toujours prépondérante.
On utilise, là aussi, une petite ouverture.

Le plan moyen

Le sujet est plus important que le décor

Le plan moyen est un cadrage resserré sur le sujet principal.
Il doit apparaître en entier sur la photo.
Dans ce genre de plan, on s’intéresse beaucoup moins au décor.
Il faut soit se rapprocher du sujet soit utiliser une longue focale.

Le plan américain

C'est le cadrage le plus utilisé dans les Western américain

Le plan américain consiste à cadrer un personnage à mi-cuisse.
Le décor est secondaire, on va donc isoler le sujet en réduisant la profondeur
de champ (grande ouverture, longue focale).
Il est déconseillé d’utiliser des grands angles qui déformeraient le sujet.

Le plan rapproché

Un cadrage rapproché permet d'isoler le sujet

Il y a deux types de plans rapprochés :
le plan rapproché taille  et le plan rapproché poitrine
On ne voit que la partie supérieure du sujet
(coupé à la taille ou à la poitrine comme le nom l’indique).
On utilise là aussi une grande ouverture.

Le gros plan

On met en valeur une partie du sujet

Le gros plan consiste à cadrer une partie importante du sujet pour la mettre en valeur.
Le décor est alors inexistant.
Il faut rester vigilant sur les détails car le moindre défaut sera visible sur la photo.
Il est primordial de bien travailler l’éclairage du sujet.

Le très gros plan

On montre ici un détail du sujet

Le très gros plan consiste à remplir son cadre par une petite partie du sujet
(cette partie doit avoir son importance bien évidemment).
On isole donc un détail (une bague de fiançailles par exemple) ou une partie
du corps humain (un œil par exemple).
Le photographe va rechercher une forme pure, une texture intéressante.

Le Nombre d'Or :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La proportion définie par a et b est dite d'extrême et de moyenne raison lorsque a
est à b ce que a + b est à a. Le rapport a / b est alors égal au nombre d'or.
Le nombre d'or est la proportion, définie initialement en géométrie, comme l'unique
rapport entre deux longueurs telles que le rapport de la somme des deux longueurs
sur la plus grande soit égal à celui de la plus grande sur la plus petite.
Le découpage d'un segment en deux longueurs vérifiant cette propriété est appelé
par Euclide découpage en extrême et moyenne raison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le nombre d'or est maintenant souvent désigné par
la lettre φ (phi) en l'honneur de l'architecte Phidias
qui l'aurait utilisé pour concevoir le Parthénon.

 

Le nombre d'or dans la nature

Le nombre d'or dans la nature :

Le nombre d'or chez les artistes :

Botticelli : La naissance de Vénus : L'homme de Vitruve de Léonard de Vinci :

Le nombre d'or chez l'homme :

Symbolisé par Le Corbusier

Le Mythe du nombre d'or !

Mathématiquement parlant, 1.618 représente cette proportion idéale.

Les lignes de forces

Plus intéressant encore, on s’est servi de ce nombre d’or pour
Établir des lignes imaginaires qui découpent l’image en
trois parties horizontales et verticales égales.

Ces lignes sont appelées lignes de forces.

La proportion idéale en photographie est donc
de 1 tiers pour 2 tiers.

Il en ressort la règle des tiers, qui doit être utilisée pour son cadrage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En effet, si on cadre son sujet au centre de l’image, la photo risque
d’être plate, sans vie car cela provoquera une symétrie trop monotone,
pour dynamiser sa photo et renforcer son esthétisme, il faudra donc
veiller à placer le sujet au tiers de son viseur.

 

Il faut éviter de centrer la photo,
Mettez plutôt en valeur un élément ou l'autre.

Composition passable

Il faut éviter de placer deux éléments importants sur une même ligne
de force car ils auraient tendance à s’affaiblir mutuellement.

Masse 2/3- bas, sujet 1/3 haut droite !
Masse 1/3 bas sujet 1/3 haut !

Cadrage portrait

L'intersection des 4 lignes
fait ressortir les points forts de la photo.

Il s’agit en fait des quatre points où l’œil va être le plus attiré, donc
les régions où vous devez placer les éléments les plus importants
de votre photo (par exemple les yeux d’une personne).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Attention, à l’inverse, de ne pas placer un détail qui n’a pas
d’importance sur un point fort car ce dernier parasiterait le sens
de votre photo.

Il faut donc placer les yeux sur un point fort et laisser de l'espace dans le sens du regard.

Lecture de l’image :

Lorsque l’on découvre une photo, nous avons une structure perceptive
Commune. L’œil a en fait un champ de vision nette très étroit (1cm2 à
1 mètre) il va donc balayer la surface d’une image d’un mouvement
Continu extrêmement rapide.
L’œil n’a pas une méthode d’exploration de l’image unique, il est attiré
par un certain nombre d’éléments.
Bien sur, comme nous l’avons vu précédemment, il est attiré par les
points forts de l’image.
Le regard  se dirigera plus facilement vers la forme la plus grande ou la
plus proche, il a aussi tendance à s’orienter vers le centre de l’image.

Le balayage de l’œil se fait dans le sens de l’habitude culturelle,
il aura donc tendance à aller de gauche à droite et de haut en bas.
On appelle ce balayage, la lecture en Z.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un dernier élément attire l’œil, il s’agit de l’apparence humaine.
Si vous placez une personne dans un décor, le regard va forcément
se porter en premier sur le personnage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le balayage horizontal explique pourquoi une photographie avec
des dominantes horizontales sera reposante pour l’œil.

Les dominantes verticales seront fatigantes évoquent la rigidité.

Les dominantes obliques seront plutôt agréables et briseront la
monotonie !

L'oeil se fatigue plus en lecture verticale

Le centre de l'image n'est pas un point fort et il convient donc de ne jamais y placer le sujet principal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette erreur est souvent faite par le débutant qui n'est pas non plus
aidé par le collimateur autofocus centré qui l'influence.

On appelle cela  "mettre le sujet en plein dans la pastille"

Les éléments constitutifs de l'image:

Les images dissymétriques sont beaucoup plus agréables à l'œil.

Les angles forts :

Les angles forts doivent permettre notamment de guider le regard de l'observateur vers un point fort de l'image.

Dans la nature il existe de nombreuses constructions angulaires
remarquables. Une photographie composée selon l'un de ces angles forts,
aura un impact considérable.

Les éléments constitutifs de l'image:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les diagonales créent une impression de profondeur, d'énergie,
de mouvement dans l'image:

Les éléments constitutifs de l'image:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour composer l'image, le photographe dispose d'éléments simples
qui permettent pourtant d'exprimer de nombreuses impressions.
Les lignes (droites, brisées, courbes...) constituent un élément
primordial.

La diagonale ascendante :
Relie le coin inférieur gauche au coin supérieur droit est harmonieuse.

 

 

 

 

 

La diagonale descendante :
du coin supérieur gauche au coin inférieur droit, semble entraîner le
regard hors de l'image.

 

Diagonale basée sur la division par le nombre d'or: impact important.

Impact important.

Les lignes brisées = instabilité:

Les lignes brisées provoquent une impression d'instabilité:

Les lignes courbes :

Le point attire l'attention du regard lorsqu'il se trouve seul à l'intérieur d'une surface.

Les lignes courbes, expriment la douceur.
C'est le cas des lignes en ellipse, en S ou encore en cercle.
On peut combiner des courbes ou des cercles avec des lignes droites
et construire une image plus complexe.
L'éternel coucher de soleil sur la mer en est l'exemple:

Les formes sont très variées et il convient de les placer correctement
dans l'image afin de leur donner un impact important.
Pour mettre en valeur une forme, il faut qu'elle se détache du fond de l'image.
Comme nous l'avons vu précédemment, les formes simples sont remarquées
en premier par l'œil puis viennent les formes vivantes auxquelles nous
sommes habitués (homme, animal...) puis enfin les formes originales
construites sans logique apparente qui font travailler l'imaginaire.
Voici quelques exemples de formes et l'impression qu'elles donnent:

  • Forme : Impression
  • Carré : Stabilité et calme
  • Rectangle orizontal : Repos, lourdeur, froideur
  • Rectangle vertigal : Puissance, dramatisation
  • Cercle : Harmonie, douceur, équilibre
  • Triangle ascendant : Spiritualité
  • Triangle descendant : Insécurité, écrasement
Il faut retenir qu'une masse de grande surface monopolise l'attention au détriment des masses plus petite. Son impact est donc plus important.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les masses et leur équilibre: Pour assurer l'équilibre de l'image,
il faut compenser les masses entre elles. Pour compenser ces masses
entre elles, on peut jouer sur:- la dimension des masses-
les distances qui les séparent- les densités de gris ou les couleurs
de ces masses.- le placement des masses les unes par rapport
aux autres. 2 masses placées sur des points forts:
pour un meilleur équilibre, la plus grande sera placée en bas
pour asseoir la photo.

En complément voyez les cours sur la "perspective" ainsi que "couleurs et formes"

Pour des informations complémentaires veuillez me contacter par mail :

antoine.photographe@gmail.com

Merci de votre attention.

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